Décalage : portrait chinoismercredi 8 juillet 2009, par ANEA ADMINISTRATEUR
Un adhérent d’ANEA, de retour de Chine nous livre un aperçu des moyens de transports ainsi que des us et coutumes pratiqués sur les routes de ce pays en plein développement. Carnet de voyage.
Les moyens de transport utilisés dans les villes chinoises diffèrent peu de l’Europe (automobiles, 2 roues, bus, métro), seules les proportions diffèrent. Audi, Volkswagen, Honda, Buick, Toyota, Kia, Nissan ainsi que d’autres, au nom indéchiffrable (écrit en chinois), sont les marques automobiles les plus rencontrées. Les moteurs à essence dominent le marché du particulier, le diesel semblant être réservé aux poids lourds.
Les transports en commun sont économiques, le ticket de bus coûte près de 2 yuans (0,20 €) quelque soit la distance, mais il n’inclut pas les correspondances. Pour le métro « automatique », encore peu développé, le prix du ticket, est légèrement plus élevé et fonction de la distance. Particularité : les tickets électroniques sont restitués à la sortie afin d’être réutilisés.
Sur le réseau ferroviaire, qui relie les plus grandes villes, les places sont généralement toutes occupées. Le tarif y est économique. A titre d’exemple, le trajet Nanjing-Beijing, ( 1 000kms en 9 heures) coûte 380 yuans, approximativement 40€, en couchette de 1ère classe. La différence entre la 1ère et la 2ème classe, c’est le confort, le choix entre la planche de bois et le matelas de 5 cm d’épaisseur. Pour l’avion, comptez le double, …mais le vol ne dure que 1h30.
Mieux vaut savoir lire le mandarin pour conduire, car la signalisation n’est pas toujours bilingue (mandarin-anglais). Au premier regard, les conducteurs chinois semblent appliquer le code de la route. Cependant, le comportement des taxis, cyclistes, et autres, apparaît très vite dangereux. Si les vitesses sont généralement respectées, les priorités, elles, sont quasi inexistantes !
Les feux tricolores ne concernent que les véhicules qui vont tout droit ou virent à gauche. Ainsi, le véhicule qui vire à droite sur un carrefour avec des feux tricolores ne s’arrête pas : il coupe la voie réservée aux deux-roues et force, en général, le passage pour se glisser dans le flux perpendiculaire. En ce qui concerne les taxis, ils font leurs courses mais aussi la course. Et à ce jeu, ceux de Shanghai s’avèrent être de meilleurs slalomeurs que ceux de Nanjing (Nankin) ou Beijing (Pékin).
Les clignotants et les ceintures de sécurité sont peu utilisés alors que les avertisseurs sonores créent un brouhaha permanent et assourdissant. Les 2 roues utilisent les mêmes règles, même s’ils ont des voies larges qui leur sont réservées ; les casques et l’éclairage sont, bien entendus, inusités. Il en résulte plus de 100 000 morts par an sur les routes.
L’assurance n’est pas obligatoire, mais le gouvernement incite fortement les acheteurs de véhicules neufs à souscrire des contrats. Les sinistres s’indemnisent donc, de gré à gré : la négociation commence verbalement et chaque partie vocifère plus fort que l’autre. Finalement, l’un des protagonistes sort une liasse de billets de banque qu’il tend à l’autre. Et l’expertise dans tout cela ? Cette profession n’existe pas aujourd’hui, c’est prématuré mais il faut s’y préparer. L’urgence serait de mieux former les conducteurs car le permis s’obtient exclusivement sur des circuits hors voie publique. Le contrôle technique fait également défaut. Il n’est pas rare de voir des véhicule affichant plus de 500 000 km au compteur.
En Chine plusieurs millions de kilomètres sont parcourus chaque jour en deux-roues. Même si le nombre tend à diminuer avec l’arrivée des véhicules automobiles, chaque jour plus en plus nombreux, il reste un moyen de transport incontournable. Nous trouvons plusieurs types de cycles : le vélo traditionnel, la trottinette électrique, le vélomoteur électrique, le scooter à moteur thermique, le scooter à moteur électrique (prix neuf moyen 380 €), la moto (peu diffusée compte tenu du prix) et les tricycles.
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Les vélos et les motorisations thermiques sont identiques aux produits commercialisés en France, ce sont donc les motorisations électriques qui attirent l’attention. Les scooters et cyclomoteurs électriques, qui représentent 80% à 90 % des cyclomoteurs en ville, sont bridés à environ 30 km/h. Techniquement le système est simple : une batterie amovible, située sous le plancher pour les scooters et sous la selle pour les cyclomoteurs, alimente un moteur à courant continu. L’autonomie est d’environ 50 km. Le moteur est généralement intégré à la roue arrière.
Un certain nombre de cycles ou tricycles, motorisés ou non, sont carrossés, en voici quelques exemples ci-dessous :
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| Tricycle benne avec cabine | Tricycle plateau | Quadricycle électrique de le police urbaine |
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| Cyclomoteur électrique | Tricycle à pédales | Scooter électrique transport familial |
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| Tricycle cabriolet à moteur électrique | Tricycle monoplace à moteur électrique | Tricycle benne d’entreprise privée |
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| Tricycle benne de la DDE chinoise | Quadricycle de chantier (adaptation artisanale) | Vélo-four à patate pour la restauration ambulante |
Quelques chiffres
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