Les experts automobiles apprivoisent la procédure « VE »
jeudi 17 septembre 2009, par
ANEA
ADMINISTRATEUR
Bilan après trois mois d’application : le décret relatif aux véhicules endommagés (VE) n’aura pas suscité de levée de bouclier de la part des assurés, mais sur le terrain les experts automobiles ont été confrontés à une série de problèmes administratifs et techniques.
Le séminaire de rentrée de l’Alliance nationale des experts automobiles (Anea), a été l’occasion de dresser un premier bilan de la mise en application du décret sur les véhicules endommagés paru en avril dernier. Ce texte à visée préventive prévoit, depuis le 1er juin, que les véhicules légers endommagés suite à un accident peuvent faire l’objet d’une interdiction de circuler – même si les forces de l’odre n’interviennent pas – dès lors que l’expert constate une déficience en matière de sécurité.
Contrairement aux craintes de la profession, la pilule est bien passée auprès des assurés. « Les propriétaires de véhicules comprennent l’enjeu en matière de sécurité et acceptent les contraintes. A condition de prendre le temps de leur expliquer », indique Philippe Ouvrard, vice-président de l’Anea. Sur le terrain, la procédure ne concerne qu’un petit nombre de véhicules : 2% des expertises hors véhicules économiquement irréparables, soit 6,3% au total.
Mais le traitement administratif ou informatique de ces dossiers s’avère parfois difficile, notamment lors de la transmission des données vers le système d’immatriculation des véhicules (SIV) du ministère de l’Intérieur. L’Anea travaille en relation avec les éditeurs de logiciels et le ministère pour résoudre les dysfonctionnements. La situation devrait s’améliorer avec la nouvelle version du SIV prévue pour le 15 octobre. Mais aussi à mesure que les différents intervenants – experts mais aussi forces de l’ordre et personnel des préfectures - se familiarisent avec la nouvelle procédure, qui devrait évoluer. (www.largusdelassurance.com, 14 septembre 2009)